Résolument antifascistes, hier comme aujourd’hui. Appel à manifester le mardi 3 mars 2026

 

  • Communiqué des syndicats CGT des universités lyonnaires, 25 février 2026

Le moment politique que nous vivons depuis le décès du militant néo-nazi Quentin Deranque nous sidère. Samedi 21 février, un défilé s’est tenu à Lyon avec toutes les nuances de l’extrême droite, enchaînant les slogans racistes, homophobes et les saluts nazis à proximité de nos Universités. Nombre de militants présents sont bien connus pour appartenir à des groupuscules pétainistes, nationalistes-révolutionnaires, ou identitaires. Plusieurs activistes condamnés par la justice pour leur violence ou ayant fondé des groupes d’extrême droite aujourd’hui dissous (l’Oeuvre française, la Citadelle, etc.) étaient présents dans le cortège.

Le danger “pour l’ordre public” représenté par cette manifestation n’a pas été considéré comme justifié par la préfecture et le ministre de l’Intérieur, malgré les appels de plusieurs responsables politiques dont le maire de Lyon. Le danger était pourtant bien réel, et aujourd’hui, faute d’avoir écouté les alertes, la préfecture se retrouve à saisir la justice au sujet de cette manifestation. Livrées à elles-mêmes, les universités n’ont eu de choix que celui de la prudence, en fermant les bibliothèques universitaires et de nombreux locaux sur nos campus ce samedi. Des messages de vigilance, voire d’encouragement à se confiner ont été envoyés à la communauté étudiante. De nombreux évènements festifs et progressistes dans toute la ville de Lyon et aux alentours ont aussi été annulés.

Non à la diabolisation de l’antifascisme !

Nous refusons l’inversion morale du débat public qui consiste à rendre l’extrême droite fréquentable et à diaboliser toutes formes de revendications progressistes. Jamais nous ne renverrons dos à dos le fascisme et l’antifascisme. En revanche, rien ne peut justifier de continuer de frapper une personne déjà à terre, car il ne s’agit plus alors de se défendre. Nous condamnons donc les agissements virilistes qui en sont la cause et nous déplorons le décès de Quentin Deranque.

Photo d'un mur "Soutien aux antifas lyonnais.Vive l'autodéfense populaire", encadré par ses auteurices masquéees

Bruxelles, Belgique. @RadicalGraffiti.bsky.social, 25 février 2026

Nous nous indignons de l’instrumentalisation d’un décès par une frange importante de l’élite politique, patronale et médiatique qui a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Cela conduit à une offensive idéologique contre l’antifascisme et le bloc politique progressiste. Elle est menée non seulement par l’extrême-droite mais aussi par des membres du gouvernement, et par une partie de l’Assemblée Nationale, ayant organisé une minute de silence pour la mort du militant néo-nazi, sans égard pour les morts et la violence causés par l’extrême droite ces dernières années, largement documentés par des chercheur·euses et des journalistes.

Une situation locale explosive et connue

Continuer la lecture

À Lyon, la présidence de l’université Claude Bernard lance son EPE en solo

Communiqué des organisations syndicales CGT FERC des établissements de l’ESR du site Lyon – Saint-Étienne, le 22 février 2024

Chères et chers collègues,

Nous avons découvert par la presse (ici, ou encore ici) que l’Université Lyon 1 a adressé une proposition aux différents établissements du site lyonnais et stéphanois concernant la création d’un EPE (Établissement Public Expérimental) qui a pour ambition “d’initier une structuration cohérente du site Lyon – Saint-Etienne”. (Vous pouvez retrouver les expressions de nos camarades de Lyon 1 sur leur site.)

Nous apprenons avec consternation que la présidence de Lyon 1 refuse de communiquer cette proposition aux représentant·es des personnels de l’université. Celle-ci a néanmoins été présentée au CA de l’Université Lyon 2 du 26 janvier et est annexée à l’acte 2024-01 “Projet PLURIEL 2024” (présent dans les délibérations). La réponse de la présidence de Lyon 2 (en annexe également de l’acte précédent) – avec laquelle Lyon 1 s’était engagée sur le projet PLURIEL2024 – a également retenu toute notre attention.

Après le naufrage du paquebot IDEX, puis le mariage avorté de Lyon 1 et Lyon 2, nous nous inquiétons à présent que Lyon 1 construise seule et de manière autoritaire une structure non démocratique à laquelle les autres établissements du site seraient probablement contraints de se raccrocher à plus ou moins court terme.

En outre, le calendrier très serré pour ce nouveau projet, avec une création d’EPE prévue pour janvier 2025, semble être taillé sur mesure pour satisfaire les ambitions carriéristes des présidents de Lyon 1 : la création d’un EPE leur permettrait en effet d’effectuer un nouveau mandat, leur second et dernier se terminant cette année.

Par ailleurs, ce projet risque d’avoir des effets calamiteux sur les conditions de travail et d’études de tout le monde au sein du site (nous vous invitons à écouter à ce sujet l’intervention de Corinne Eyraud, sociologue spécialiste du monde universitaire, dans une conférence à Lyon 2, ou à prendre connaissance de l’état déplorable de la vie démocratique dans d’autres EPE, par exemple à Paris-Saclay).

Nous, organisations CGT de l’enseignement supérieur du site Lyon – Saint-Étienne, appelons les présidences ou directions de nos établissements à nous informer en toute transparence des tractations en cours. Nous les appelons également à s’opposer aux volontés hégémoniques de la présidence de Lyon 1, qui piétinent la démocratie universitaire et sociale. Nous ne voulons pas d’un projet qui dégraderait davantage les conditions de travail de l’ensemble des personnels des établissements universitaires lyonnais et stéphanois, et qui se ferait dans leur dos. Nous veillerons à ce que les élu.es CGT demandent des comptes à leur présidence dans toutes les instances.

Projet PLURIEL : La présidence de Lyon 2 communique mais n’informe pas ni ne convainc

Communiqué CGT Lyon 2, 17 juillet 2023

Depuis quelques semaines, les présidences de Lyon 1 et de Lyon 2 semblent engagées dans une bataille de communication et multiplient les AG à destination des personnels, pour le meilleur ou pour le pire.

Et pourtant, communiquer n’est pas informer, et encore moins convaincre : de l’aveu même de la Présidence de Lyon 2 à son CA, des discussions tripartites sont en cours avec le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : hautement stratégiques, et sous la menace de voir les fonds de Shape-Med coupés, leur teneur demeure pourtant secrète.

Continuer la lecture

Communiqué de la CGT Lyon 2 sur le projet de fusion Lyon 1 / Lyon 2

Projet PLURIEL : La présidence de Lyon 2 communique mais n’informe pas ni ne convainc (communiqué du 13/07/23)

Depuis quelques semaines, les présidences de Lyon 1 et de Lyon 2 semblent engagées dans une bataille de communication et multiplient les AG à destination des personnels, pour le meilleur ou pour le pire.

Et pourtant, communiquer n’est pas informer, et encore moins convaincre : de l’aveu même de la Présidence de Lyon 2 à son CA, des discussions tripartites sont en cours avec le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : hautement stratégiques, et sous la menace de voir les fonds de Shape-Med coupés, leur teneur demeure pourtant secrète.

Surtout, pendant que les présidences lyonnaises et les autorités de tutelles à Paris jouent au mécano institutionnel avec nos vies professionnelles, des questions fondamentales restent sans réponse. Voici celles que la CGT Lyon 2 aurait aimé entendre à ces AG dites d’information :

1) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 a-t-il pour ambition d’améliorer les conditions de travail et d’études des personnels et étudiants, déjà très dégradées ?

2) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 comporte-t-il les garanties nécessaires à l’amélioration de la démocratie universitaire, déjà fort mise à mal ?

3) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 entraine-t-il une hausse de la subvention pour charges de service public par étudiants, c’est-à-dire une hausse des crédits ministériels récurrents ?

4) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 favorise-t-il l’augmentation relative du nombre de personnels titulaires, et donc une hausse du taux d’encadrement des étudiants par les personnels enseignants et administratifs, ainsi qu’une diminution de la précarité ?

5) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 envisage-t-il des mesures pour sauvegarder l’équilibre entre les disciplines, notamment pour que les Lettres et les Sciences Humaines et Sociales ne soient pas dominées par les Sciences de la nature ?

6) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 favorise-t-il l’« excellence » d’une petite minorité triée sur le volet ou bien a-t-il pour vocation de bénéficier à tout le monde de façon égalitaire ?

7) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 garantit-il le respect des acquis sociaux des personnels des deux établissements, et leur harmonisation par le haut ?

8) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 entraîne-t-il des coûts raisonnables, maîtrisés, et financés par le ministère ?

9) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 évite-t-il contrairement à la dernière fois de gaspiller l’argent public en cabinets de consultants ?

10) Le projet de fusion entre Lyon 1 et Lyon 2 prévoit-il de donner des moyens supplémentaires aux organisations syndicales afin que celles-ci puissent exercer efficacement leur mission dans un établissement qui serait extrêmement étendu et multisite ?

Ce sont là les vraies questions auxquelles une présidence réellement volontaire dans l’information des personnels et étudiants pourrait utilement répondre.

Pour la CGT Lyon 2, les expériences de fusion ces dernières années en France prouvent qu’il n’est pas possible de répondre par l’affirmative à ces questions. Au contraire, partout les conditions de travail, d’études et de recherche se sont dégradées.

Par conséquent, pour la défense de nos collègues et de nos étudiants, nous nous opposons résolument à ce projet technocratique conçu pour satisfaire les grands patrons de la bureaucratie universitaire et « performer » dans un classement de Shangaï dont tout le monde s’accorde pourtant à reconnaître l’ineptie.

La CGT FERC Sup Lyon 2