Consultations des agents : demande d’une contre-expertise pour un EPST IRD repensé !

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L’existence de l’IRD  comme EPST est menacée. Pourtant, ni le MESR, ni la direction  de l’Institut  n’apportent aujourd’hui de garanties claires sur son maintien, ses emplois, ses missions et ses partenariats. Pire ! Pas de méthode, pas d’agenda, pas de dialogue social dans le contexte de la mission de préfiguration annoncée début septembre. Quant au MEAE, il est aux abonnés absents. N’est-il pas concerné par la disparition annoncée de l’EPST sur lequel s’appuie la diplomatie scientifique nationale?

L’avenir de l’IRD ne peut pas être décidé dans l’urgence, sans projet scientifique expliciteet sans les personnels.

Une mission de préfiguration sans aucune garantie

La PDG affirmait le 3 septembre que « ni la personnalité juridique ni l’autonomie budgétaire de l’IRD ne seront affectées au cours de cette phase de réflexion ». Le maintien de l’IRD pendant les quelques mois d’une mission de préfiguration ne saurait constituer une garantie sur son avenir.

La question essentielle demeure : l’IRD conservera-t-il ensuite sa personnalité juridique, son autonomie budgétaire et sa capacité stratégique ? L’enjeu est bien au-delà d’une « marque IRD ». À ce jour, aucune réponse ferme n’a été apportée. Toutes les options seraient ouvertes.

La direction a indiqué la semaine dernière que la mission de Michel Eddi n’avais pas débuté faute de lettre de cadrage ! Annoncer un bouleversement institutionnel majeur avant d’en avoir défini le mandat et la méthode, relève d’une impréparation irresponsable quand la première échéance est fixée début 2027.

Quels scénarios la mission doit-elle examiner ? Selon quels critères scientifiques, sociaux, budgétaires et diplomatiques ? Avec quelles garanties pour les emplois, les carrières, les unités, les implantations, les personnels recrutés localement et les dispositifs de partenariat ?

La science doit guider toute réflexion

La composition annoncée par la PDG du groupe interne de réflexion paraît accorder une place prépondérante aux fonctions administratives, financières, juridiques et de ressources humaines. Ces compétences sont nécessaires, mais l’avenir d’un organisme de recherche doit d’abord partir de ses missions scientifiques.

Où sont les chercheuses et chercheurs, les ingénieures et ingénieurs, les techniciennes et techniciens, les jeunes scientifiques, les unités, les commissions  scientifiques, le conseil scientifique, les personnels locaux et les partenaires du Sud ?

L’IRD dispose de compétences et d’outils spécifiques tels que les bourses de thèse internationales, les missions longue durée, les expatriations, les LMI/JEAI indispensables pour développer et renforcer des partenariats construits sur le temps long, permettre un accueil de nos agents dans les institutions partenaires dans de nombreux pays,  mettre à disposition des  dispositifs  de  recherche  partagés  et  co-construits,  co-former  des  jeunes scientifiques, et contribuer à la diplomatie scientifique française. Ces missions ne sont ni un doublon ni une simple« marque », et encore moins une « économie à faire ». Elles reposent sur des équipes, des implantations, des moyens et une autonomie de décision visant à répondre à des enjeux majeurs à l’échelle mondiale, aux répercutions bien visibles en France métropolitaine et d’Outre-Mer, et à identifier des solutions soutenables, efficaces pour les sociétés, particulièrement importantes dans cette période de changements globaux.

On ne construit pas l’avenir d’un organisme scientifique avec un organigramme, un tableau

budgétaire et quelques éléments de langage.

Communiqué intersyndical — septembre 2026

 

Aucune démonstration des économies ni des gains attendus

Aucune étude publique et contradictoire n’a établi les dépenses de transition pour une absorption par le CNRS,  l’avenir des fonctions support et des implantations, les risques de désorganisation scientifique, les effets sur les partenariats internationaux, ni les économies réellement attendues. Aucun  gain d’efficacité n’a davantage étédémontré. Une réforme de cette ampleur ne peut reposer sur des affirmations non documentées.

Le dialogue social doit commencer avant les décisions

La lettre de mission des ministères de tutelle demande un « dialogue social constructif » et « l’anticipation des risques humains ». Dans les faits, les personnels et leurs représentants restent tenus à l’écart, ils l’ont largement exprimé dans les assemblées organisées récemment. Le SNTRS-CGT et le SNCS-FSUont même dû insister pour que les conséquences du projet soient inscrites à l’ordre du jour de la F3SCT du 16 septembre 2026. Aucun calendrier précis de consultation, aucune méthode de travail ni aucune garantie d’association des instances représentatives et scientifiques n’ont été présentés.

Le dialogue social ne consiste pas à informer  les personnels une fois  les arbitrages rendus. Les CSA et F3SCT doivent être consultés dès le début, disposer de documents complets et pouvoir formuler des avis avant toute décision. Les inquiétudes et la colère exprimées dans les assemblées générales sont d’autant plus légitimes qu’elles interviennent après plusieurs années de dégradation des conditions de travail, de sous-effectifs, de réorganisations récurrentes, et de tensions professionnelles (avec risques psychosociaux systémiques).

Préserver l’EPST IRD ne signifie pas défendre le statu quo.

Les difficultés de fonctionnement de l’IRD et la nécessité de le réformer doivent être reconnues (cf. rapport HCERES 2026). Pour autant elles ne justifient pas la disparition de l’IRD : elles imposent au contraire de renouveler sa direction générale et scientifique, de rétablir un dialogue social digne de ce nom, de renforcer ses moyens et de définir une stratégie scientifique claire.

Nos exigences

  • L’abandon immédiat de tout projet conduisant à la disparition de l’IRD comme EPST. Notre ligne rouge est le

maintien de sa personnalité juridique, et donc de son autonomie budgétaire et de sa capacité stratégique.

  • La publication immédiate de la lettre de mission, du calendrier, de la méthode, des scénarios étudiés, et des

critères d’évaluation de M. Eddi, afin que les instances de dialogue social s’en saisissent.

  • La création d’un groupe de scientifiques, indépendant de la direction et de la mission de M. Eddi, représentatif des unités, des instances scientifiques, et de toutes les catégories de personnels des délégations et des représentations à l’étranger comme dans les Outre-mer. Son objectif: travailler sur un projet scientifique alternatif, clair, ambitieux, spécifique, permettant de préserver l’EPST IRD.
  • La mise en place d’une expertise  certifiée  indépendante et pluridisciplinaire dont l’objectif sera d’étudier deux scénarios : (i) le maintien et le renforcement de l’IRD comme EPST, et (ii) l’absorption de l’IRD au sein du CNRS. Le cabinet expert travaillera en synergie avec le groupe de scientifiques susmentionné et identifiera les verrous organisationnels et structurels ainsi que les dysfonctionnements limitant l’efficacité et les missions scientifiques de l’IRD. Il recommandera des pistes d’amélioration  pour préserver l’EPST  dans le cas (i) et proposera des solutions permettant d’éviter les conséquences scientifiques, sociales, budgétaires, juridiques, internationales et environnementales de l’absorption  dans le cas (ii). Cette  contre-expertise ou « contre- mission » indépendante est indispensable. Sa mise en place dépend d’un vote à la majorité des représentants du personnel lors d’une F3SCT dédiée, que nous souhaitons dans les meilleurs délais. Les agents présents à l’AG du 22/09 appellent donc à l’union syndicale pour la voter et la direction à la mettre en œuvre sans délai.

Défendons ensemble l’intérêt général – C’est maintenant !

SNCS-FSU  •  SNTRS-CGT  •  SUD Recherche EPST

sncs-fsu@ird.fr     •   sntrscgt@ird.fr    •   sud-recherche@ird.fr

Communiqué intersyndical — septembre 2026

Attaque gouvernementale contre l’IRD. « Un État efficace ne se réduit pas à l’élimination de supposés doublons ». Communiqué intersyndical du 24 juillet 2026

Communiqué SNCS-SNTRS-Sud Recherche

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Le gouvernement revendique la construction d’un « État efficace ». Parmi les mesures annoncées figure la « rationalisation » des opérateurs publics, au nom d’une simplification de l’action publique. Derrière ce vocabulaire se cache pourtant une logique bien plus brutale : faire disparaître ou fusionner des établissements jugés redondants. Cette logique atteint aujourd’hui la recherche publique et menace directement l’Institut de recherche pour le développement (IRD) que l’État veut dissoudre dans le CNRS.

Mais, qu’appelle-t-on un doublon ? Qu’est-ce qu’une économie en recherche ?

Deux organismes qui font de la recherche sont-ils nécessairement interchangeables ? Peut-on réduire quatre-vingts années de partenariats, d’expertise, de présence internationale et de confiance patiemment construite, à une simple ligne dans un organigramme ? À ces questions, le gouvernement n’apporte aucune réponse.

Le calendrier lui-même interroge : alors que les décisions se préparent au coeur de l’été, le débat démocratique n’existe pas. Une telle réforme ne peut se faire par une procédure accélérée.

Derrière la rationalisation, une vision appauvrie de l’État

L’efficacité d’un État ne se mesure pas au nombre d’établissements qu’il fait disparaître. Elle se mesure à sa capacité à préserver ce qui constitue ses forces stratégiques.

La recherche publique n’est pas une dépense comme une autre. Le maintien de l’IRD ne grève pas le budget de l’État, il est au contraire un levier pour mobiliser des financements extérieurs et un investissement sur le futur. Il aide à anticiper les conséquences des changements en cours et donc à faire des économies, à moyen et long terme, pour l’adaptation aux changements et la prévention des risques à l’échelle locale, régionale et globale. L’IRD, en effet, produit des connaissances, éclaire les décisions publiques, forme les générations futures et construit des relations internationales face aux bouleversements en cours au plus près des populations des Suds et de l’Outremer. Les recherches de l’IRD sont essentielles pour anticiper et réduire le coût de la lutte contre les dérèglements environnementaux auxquels font face les populations : celles de la France, de ses outremers et des Suds.

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FS-SSCT MESR. Instance du 26 juin 2025 : avis et alertes !

Academia a reçu de la part des représentant·es des personnel de la FS-SSCT MESR un extrait du compte rendu de la séance plénière du 26 juin 2025 afin de porter à la connaissance des lecteurices les Avis votés à l’unanimité et Alertes. Parmi les établissements singulièrement épinglés : EHESS, Ined, Inria, IRD, Université Grenoble Alpes, Université de Paris-8.

Table des matières

1. Approbation du PV de la séance du 19 décembre 2024

1.1 AVIS sur les non-réponses aux avis
1.2 AVIS sur les personnels en souffrance missions égalité – pas de réponse à notre avis de mars

2. Bilan télétravail (pour information)

2.1 AVIS- sur le bilan télétravail
2.2 AVIS- Sur le droit à la déconnexion
2.3 AVIS sur l’utilisation des outils numériques de communication
2.4 AVIS sur “Impacts du télétravail sur la qualité de vie au travail des agents et Impacts du télétravail sur les organisations et les conditions de travail”
2.5 AVIS sur le télétravail en circonstances exceptionnelles

5. Questions diverses

5.1 AVIS sur la dégradation des conditions de travail, de la santé et de la sécurité des personnels face à l’élargissement toujours plus toxique des ZRR
5.2 AVIS sur l’aéraulique dans les établissements du supérieur et de la recherche

ALERTES de la part des représentants et représentantes du personnel de la FS-SSCT du CSA ministérielle de l’ESR au ministre de l’ESR sur des dysfonctionnements des FS-SSCT dans les établissements de l’ESR. 8

5.3 ALERTE sur les dysfonctionnements lors des dépôts de DGI
5.4 ALERTE sur le dysfonctionnement des instances F3SCT et souffrance au travail des représentants du personnel/secrétaires de l’instance
5.5 ALERTE sur l’accessibilité des registres SST
5.6 ALERTE sur le non-respect du secret médical dans les établissements de l’ESR
5.7 ALERTE sur la gestion des enquêtes de la FS-SSCT
5.8 ALERTE sur la mise en danger d’agent∙es faute de mesures de prévention et de protection prises par l’employeur
5.9 ALERTE sur le fonctionnement dégradé des FS-SSCT des organismes nationaux de recherche.

https://www.flickr.com/photos/j-ster/5066623973/in/photolist-8HHLMK-6buRG3-28x5ro-fy8Ej-6ZAQA4-65CF9e-8LFQ3d-ajc1gy-9rTFYn-6LM8oj-4LFLoF-7Mnyix-7pJr7-6fHrdi-c5g6n-4gxabf-wwNH8R-bXE1m1-oi2VzE-6oFfJw-ohpZiF-o5gaLx-5UazDf-bXE2Kf-FpVzJ1-ojHWeb-8PrBEF-o33x4C-7QKHhD-4CufSy-e2Mt31-21Aki-7ieQ6c-bBvGg-9gc8KU-gGdKD-ZqAskQ-8xXUk1-GPFPrs-2bm74-UGBciA-2bmbP-57JuS6-28uBKQw-3kn6Y-e97R1p-jf8wRG-9AwFzD-9Q68FH-BGaMLh

Crédit : j-ster, date inconnue

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Le SNCS-FSU et le SNTRS-CGT s’opposent à la transformation des organismes de recherche en agences de moyens

Communiqué du SNCS-FSU et du SNTRS-CGT du 17 janvier 2022 – version pdf

Le président de la République, M. Emmanuel Macron, a présenté son projet pour l’Enseignement supérieur et la recherche dans les dix ans qui viennent, dans son discours du 13 janvier 2022 à l’occasion du Congrès des 50 ans de la Conférence des présidents d’universités.

Dans son discours, le président de la République envisage de réduire les organismes de recherche à des agences de moyens, et de les séparer « de la logique d’en bas, où les équipes, on le sait bien, doivent avoir le plus de synergie possible sur le terrain ». Lors de ce même congrès, la Conférence des présidents d’université a exposé vouloir « confier aux universités la délégation pleine et entière de gestion de toutes les unités mixtes de recherche ». Ces propositions font suite aux préconisations de la Cour des comptes qui, dans une note du 21 octobre 2021, envisage de déléguer la gestion pleine et entière des unités mixtes de recherche (UMR) aux univer­sités, de transférer le personnel de ces UMR aux universités, et de transformer les organismes de recherche en agences de moyens qui pourraient fusionner avec l’Agence nationale de la recherche.

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Être candidat.e en sciences sociales à l’IRD 1 – le projet de recherche

Par Pierre Guidi, avec de précieux ajouts de Marc Pilon

Candidater auprès d’institutions de recherche demande de connaître des règles dont certaines sont explicites et d’autres implicites, mais rares sont les institutions qui les exposent publiquement. Ce court texte contient les principaux conseils pour candidater comme chargé de recherche à l’IRD. Ils sont fondés sur mon expérience de candidat en 2015 et 2016, ainsi que sur le suivi (dossiers et auditions blanches) d’une dizaine de dossiers de candidatures depuis mon recrutement en 2016. Ces conseils ne sont évidemment pas exhaustifs et pourront être amendés en fonction des commentaires reçus.

En 2018, l’IRD a mis en place une nouvelle procédure. Comme au CNRS, une première sélection des dossiers sera effectuée avant les oraux, qui auront lieu en plénière (auparavant, il n’y avait pas de sélection et les auditions se déroulaient en sous-commissions).

Pensez à regarder attentivement le site https://www.ird.fr/. Il contient de très nombreuses informations sur la politique scientifique, les unités de recherches, les partenariats, l’implantation de l’IRD dans le monde etc.

Le projet IRD est court : quatre pages maximum pour les activités de recherche antérieures et six pages pour le projet de recherche. Il faut donc faire un important effort de concision.

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