#BoycottExLibris!

Ex Libris (groupe Clarivate) est la société israélienne qui commercialise Alma, le principal Système de Gestion de Bibliothèque (SGB) utilisé par les établissements documentaires universitaires français. Son acquisition par Proquest (2015) puis par Clarivate (2021) soulève d’importantes problématiques relatives à la protection de la vie privée1, puisque par cette fusion, la société Ex Libris (Clarivate) ne s’est plus contentée de fournir des services de bibliothèque, mais est devenue une entreprise d’analyse des données, utilisant les bibliothèques universitaires comme « conduits de données personnelles »2, en vendant les données de ses utilisateur·ice·s académiques à des tiers. D’après l’initiative à but non lucratif Invest in Open Infrastructure, « bien que l’ampleur des dommages que ces sociétés d’analyse de données causeront aux institutions de recherche soit encore inconnue, les analyses et les prédictions sont notoirement biaisées et invasives dans tous les secteurs, conduisant à une surveillance discriminatoire, à des arrestations et à des décisions biaisées sur qui peut ou ne peut pas participer au marché, et au marché des idées.»3

Ex Libris commercialise ses produits auprès des bibliothèques de l’université hébraïque de Jérusalem et de l’université d’Ariel, cette dernière ayant été construite au sein de la colonie en Cisjordanie homonyme afin de faire avancer l’agenda politique des partis de droite israéliens souhaitant pérenniser l’occupation israélienne et saper la possibilité d’une autodétermination palestinienne. La liberté académique y est fortement restreinte puisque le personnel universitaire d’Ariel doit s’aligner avec l’agenda politique de la colonie qui la soutient, et les collègues israélien.ne.s dissident.e.s appellent à agir pour la défense de leurs propres libertés (le Conseil des Présidents des université israéliennes a condamné la décision du gouvernement d’accorder à cette institution le statut d’université), mais aussi celle des Palestinien.ne.s qui ne peuvent circuler librement dans cette colonie, ni accéder sans permis aux établissements universitaires implantés sur leur territoire4. Il est donc probable que dans le contexte universitaire israélien et particulièrement dans les universités implantées dans les territoires occupés, la société Ex Libris (Clarivate) collabore activement par l’analyse de données personnelles à la répression de la liberté académique et à la surveillance des voix dissidentes sur les campus israéliens.

De façon plus générale, la mise à disposition d’Alma, solution logicielle maintenue par Ex Libris, auprès de l’Université d’Ariel5 participe au maintien illégal de l’occupation israélienne en Cisjordanie. Or, la France a voté la résolution adoptée par l’Assemblée générale des nations unies le 18 septembre 2024 par laquelle elle doit “prendre des mesures pour que [ses] nationaux et les sociétés et entités relevant de [sa] juridiction ainsi que [ses] autorités, s’abstiennent de tout acte qui impliquerait la reconnaissance de la situation créée par la présence illicite d’Israël dans le Territoire palestinien occupé ou qui constituerait une aide ou une assistance au maintien de cette situation.”6 Très vraisemblablement, les financements versés par les établissements supérieurs français à Ex Libris (Clarivate) au titre de ses prestations pour la fourniture de SIGB constituent indirectement une assistance au maintien de la situation créée par la présence illégale d’Israël dans les territoires palestiniens occupés.

Aujourd’hui, il est possible d’agir contre ces marchés publics.

Ex Libris ou la marque de l’expropriation.

Le premier logiciel d’Ex Libris Aleph, SGB précurseur d’Alma, a été construit et est toujours utilisé par la bibliothèque nationale d’Israël, notamment pour le signalement et l’inventaire informatisé de collections d’ouvrages pillés à des familles palestiniennes au cours de la Nakba (النَّكْبَة) de 1948.

Les forces israéliennes ont pillé 30 000 livres et manuscrits provenant des foyers des Palestiniens expulsés de Jérusalem-Ouest, tandis que le nombre total de livres volés pendant cette période est estimé à 70 000.7
Inauguré en 1958, le campus de Givat Ram abrite aujourd’hui la Bibliothèque nationale israélienne, dont la division orientale est devenue dépositaire d’un grand nombre de livres palestiniens pillés à Jérusalem-Ouest et dans tout le pays.
Si dans les années cinquante ces ouvrages ont bien été catalogués avec un système de cotes qui devait permettre de les identifier par le nom de leurs anciens propriétaires, dans les années soixante ce système a été progressivement abandonné par la Bibliothèque nationale d’Israël, les noms des propriétaires ont été remplacés par la cote « AP » pour « Abandoned Property »8. C’est cette cote qui permet aujourd’hui de retrouver ces livres dans Aleph 1, le catalogue informatisé de cette bibliothèque9.

Photographie de l'ouvrage Ex Libris d'Emily Jacir. L'image de couverture montre le dos de livres anciens indiquant la cote "AP" suivi de chiffres.

Dans son ouvrage Ex Libris, Emily Jacir (née en 1970) rend hommage aux quelque 30 000 livres pillés par Israël en 1948 dans des foyers et des institutions palestiniens. Six mille de ces livres sont conservés à la Bibliothèque nationale juive d’Israël sous la mention « A.P. » (biens abandonnés). Jacir a photographié ces livres au cours de multiples visites à la bibliothèque.

Aleph, SIGB toujours maintenu et commercialisé par la société Ex Libris (Clarivate), est beaucoup plus qu’un simple outil pour retrouver des ouvrages dans une bibliothèque. C’est un catalogue informatisé, qui permet également de maintenir à jour un inventaire des propriétés de la bibliothèque nationale, et de faire valoir cette propriété en cas de disparition d’un ouvrage de la bibliothèque10.
Loin d’assumer son rôle dans le vol toujours effectif à ce jour de livres palestiniens, l’administration de la Bibliothèque nationale d’Israël a refusé d’examiner les demandes des familles palestiniennes qui ont cherché à reprendre possession de leurs livres tant que ces familles ne fournissaient pas de listes complètes de leurs propriétés, ce alors qu’elles n’ont pas accès aux archives de la bibliothèque où ces listes auraient pu être retrouvées11.
De ce fait, il est vraisemblable que l’inventaire informatisé des ouvrages pillés conservés par la bibliothèque nationale est opposable et opposé aux réclamations des personnes détentrices de biens culturels pillés, et que le SIGB Aleph contribue donc au maintien d’une situation continue d’impossibilité pour les personnes détentrices de biens culturels pillés de recouvrer leur propriété, ce en violation des droits humains de la population palestinienne tels qu’énoncés notamment dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté en 1966 et ratifié par Israël, mais aussi en violation de la résolution 194 des Nations Unies demandant le droit au retour des réfugiés Palestiniens et prévoyant une compensation financière pour tout bien perdu ou endommagé.

La technologie d’Aleph a par ailleurs fait l’objet d’un transfert par l’université hébraïque de Jérusalem à Yissum, une compagnie qui aujourd’hui revendique le statut de leader mondial des technologies utilisées pour la « sécurité intérieure », dans laquelle le gouvernement américain investit significativement pour soutenir la recherche « antiterroriste », et qui a conclut un accord avec Lockheed Martin, une des plus grosses entreprises américaines et mondiales de défense et de sécurité12.

Au cours de la Nakba de 1948, environ 750 000 Palestinien·ne·s ont été déplacé·e·s et dépossédé·e·s de leurs terres, de leurs biens et de leurs ressources, suite à la création de l’État d’Israël. Parmi les centaines de villages affectés figure celui d’al-Maliha (المالحة), aujourd’hui transformé en un parc technologique nommé Malha Technology Park ou Jerusalem Technology Park.

Malha Jerusalem Technology Park

Le “Malha Technology Park” à Jérusalem.

C’est dans cet espace, sur une terre historiquement contestée, qu’Ex Libris, a implanté son siège.

En effet, En 1986, lorsque la société Ex Libris est créée dans l’objectif de commercialiser Aleph, celle-ci installe son siège au Malha Technology Park, situé à l’emplacement du village palestinien d’al-Maliha13. Ce village a fait l’objet d’une épuration ethnique le 15 juillet 1948, date à laquelle quelques 2 250 habitant.e.s d’al-Maliha ont été déplacé.e.s de force par les milices sionistes14. Al-Maliha avait été habité par plusieurs populations pendant des millénaires, c’est un important site archéologique.

Quand le sionisme gère nos bibliothèques…

« Depuis plus d’un siècle, les universités israéliennes repoussent les frontières nationales et font progresser la “souveraineté juive” dans toute la Palestine historique. Les universités israéliennes continuent de servir d’avant-postes de colonisation sur des terres palestiniennes confisquées, d’entrepôts de livres palestiniens pillés et de bases militarisées permettant à l’État israélien d’accentuer la dépossession des Palestiniens. »15
Ainsi l’université hébraïque de Jérusalem, au sein de laquelle a été créé le SIGB Aleph, est-elle implantée dans Jérusalem-Est, un territoire occupé palestinien. En 1968, l’Université hébraïque de Jérusalem a acquis illégalement une partie importante du terrain sur lequel sont construits son campus et ses dortoirs du mont Scopus.
Ce terrain fait partie de Jérusalem-Est, qui est sous occupation illégale selon le droit international. « Par son emplacement, son architecture et sa structure, l’université hébraïque fonctionne comme une forteresse assiégée mais hégémonique au service d’une partie sélectionnée de la population de la ville, et comme une base militarisée pour la « judaïsation » de Jérusalem-Est palestinienne16 . »

Hebrew University on Mt. Scopus, Jerusalem, Israel

Université Hébraïque de Jérusalem : campus du Mont Scopus.

Loin de s’opposer à l’occupation violente du quartier palestinien d’Al-Issawiyeh situé juste en dessous de son campus, l’Université hébraïque soutient institutionnellement les opérations et les tactiques d’escalades policières menées par l’occupant israélien depuis les hauteurs de son campus, ce en dépit des mobilisations des résident.e.s de ce quartier ainsi que des voix dissidentes au sein de son corps enseignants et de ses étudiant.e.s17. L’Université hébraïque héberge également le programme Havatzalot de l’armée israélienne, qui est en fait une base militaire sur le campus où sont dispensés des entraînements au combat.18
Ex Libris (Clarivate) est prestataire de l’Université Hébraïque de Jérusalem, qui figure avec l’université d’Ariel, autre établissement universitaire illégalement implanté en Cisjordanie, parmi les membres de son groupe d’établissements universitaires israéliens utilisateurs de ses produits19. Selon le fournisseur lui-même, ces groupes d’utilisateurs ont pour objectif de collaborer à l’amélioration de ses produits afin que ceux-ci « répondent aux besoins croissants du secteur »20, notamment au travers de leur participation active à des groupes de travail sur ses produits (product working groups)21. L’Université Hébraïque de Jérusalem est elle-même membre du comité directeur du groupe d’utilisateurs israéliens, et contribue donc activement à façonner les logiciels et outils numériques dont bénéficient nos centres de documentation universitaires via leur contractualisation avec Ex Libris (Clarivate)22.

À cela s’ajoutent les liens étroits entretenus entre le secteur technologique et l’armée23. En particulier, l’unité 820024 du corps de cybersécurité des Forces de défense israéliennes, connue pour son utilisation de systèmes d’IA pour “augmenter” la sélection des cibles militaires, sert de “courroie de transmission” pour les ingénieurs, les scientifiques des données et d’autres technologues qualifiés dans les entreprises privées qui développent armes secrètes comme technologies de bibliothèque.

Dans le cas d’Ex Libris, ces liens sont particulièrement manifestes dans l’évolution de deux de ses dirigeants les plus notables. Ainsi Matti Shem Tov, qui en a été le PDG entre 2003 et 2017, puis de ProQuest (2017-2022) avant d’occuper la même position chez Clarivate à partir d’août 2024, était-il également membre du Conseil de Spirit of Israël, entre 2013 et 202325. Spirit of Israel est une émanation de l’Agence Juive, une entité qui a pour mission depuis 1929 de fonder et de construire l’État d’Israël, notamment à travers l’Aliyah, la migration encouragée de la diaspora juive vers la Palestine. Parmi les activités proposées par Spirit of Israel, figure un programme de formation militaire spécialement conçu pour que les secteurs défavorisés de la société puissent mieux s’adapter au service militaire israélien.26 Ajoutons que l’ex-président d’Ex Libris, et actuel président du département ‘Academia and governance’ chez Clarivate, Bar Veinstein, a commencé sa carrière dans les forces de défense israélienne, en tant qu’officier chargé de développement de logiciel.27

En choisissant Ex Libris, l’Abes et les établissements de l’ESR investissent massivement dans l’apartheid et l’occupation.

Ces dernières années, c’est Ex Libris qui s’est imposé comme prestataire dominant dans le cadre du groupement de commande géré par l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (ABES), permettant la mutualisation des commandes de SGB au sein des établissements documentaires français de l’enseignement supérieur.

Le groupement de commande SGBm (Système de Gestion de Bibliothèque mutualisé) géré par l’ABES n’a pas imposé un seul prestataire, mais a retenu quatre fournisseurs différents lors de l’accord-cadre finalisé en 2016. Les établissements du réseau de l’enseignement supérieur ont ensuite choisi parmi ces quatre offres lors de la signature de leurs marchés subséquents, Ex Libris (via la solution Alma) ayant été largement déployé.28

Carte des établissements d’enseignement supérieur français clients d’Ex Libris

On peut lire sur le site de l’Abes que ce groupement de commande dans lequel Ex Libris a été majoritaire a généré quelques 13,6 millions d’euros de chiffre d’affaires total. On peut donc raisonnablement supposer qu’une bonne partie de ce montant, par son attribution à la société Ex Libris, a participé de la dépossession et du génocide plausible du peuple palestinien : l’industrie technologique israélienne participe en effet de manière significative à l’économie du pays – Israël abrite plus de startups technologiques et attire plus de capital-risque par habitant que n’importe quelle autre nation dans le monde.29

Malgré les difficultés éthiques et juridiques posées par les solutions d’Ex Libris (Clarivate), c’est encore à cette société que l’Abes a récemment décidé d’attribuer son marché de système de gestion de métadonnées et de plateforme de prêt entre bibliothèques30.

Les implications de ce marché pourraient être les suivantes : d’une part, le SGB Alma permet la mise en commun du catalogage à travers plusieurs zones, parmi lesquelles la zone dite communautaire à laquelle participe tous les établissements utilisateurs d’Alma, dont vraisemblablement les bibliothèques des universités implantées en Territoire Palestinien Occupé (TPO).31

D’autre part, Rapido est une plateforme conçue pour le prêt interbibliothèque (PEB) international, permettant l’accès aux réseaux nationaux et internationaux de PEB. Elle repose sur l’outil RapidILL auquel ont souscrit les bibliothèques partiellement ou complètement implantées en TPO32. Les bibliothèques françaises participantes à cette offre seront donc techniquement en mesure de prêter des ressources documentaires – notamment électroniques – à celles situées en TPO.

Concrètement, cela signifie que l’implémentation de ces produits d’Ex Libris au coeur de l’écosystème documentaire de l’ESR français pourrait permettre une mise en commun et un accès facilité aux ressources bibliographiques et électroniques entre universités françaises et universités israéliennes implantées en TPO.

C’est d’ailleurs d’ores et déjà le cas des bibliothèques des universités de Lorraine et de Clermont-Ferrand qui contribuent à l’occupation israélienne par leur participation au “pod” [groupement, ndlr] de prêt interbibliothèque international “Academic M”, dans lequel participent officiellement les bibliothèques de l’université d’Ariel et de l’université hébraïque de Jérusalem.33

Cela soulève des questions sur la conformité de cette nouvelle contractualisation avec le droit international et les engagements internationaux de la France.

Pourtant, des solutions alternatives viables existent

Au regard du périmètre fonctionnel de son marché de réinformatisation, l’Abes est en capacité de choisir où et comment allouer ses ressources. Or, des alternatives au moins aussi efficace si ce n’est moins coûteuses aux solutions d’Ex-Libris existent.

Ainsi, dans le monde du libre pouvons nous citer KOHA, Evergreen ILS ou encore FOLIO. En ce qui concerne ce dernier, celui-ci permet une gestion consortiale qui ouvre la possibilité d’une mutualisation des ressources humaines nécessaires à l’hébergement, l’administration et la maintenance de ce SIGB : c’est par exemple le choix qu’a fait le Service Commun de Documentation de l’université de Nantes. Des fonctionnalités d’interconnexion et d’interopérabilité consortiale qui pourraient correspondre au besoin de l’Abes ont par ailleurs été explorées autour des logiciels FOLIO LSP et Okapi Stripes.

EBSCO Discovery Service, WorldCat Discovery, et le logiciel ouvert Aspen présentent par ailleurs des fonctionnalités de découvertes équivalentes à celles de Primo.

En ce qui concerne plus particulièrement le prêt entre bibliothèques, WorldShare Interlibrary Loan, ILLiad et Tipasa offrent des alternatives qui doivent être explorées.

À l’heure où les recommandations ministérielles pour la commande publique encouragent la protection de la souveraineté numérique française et l’utilisation de logiciels libres, il est nécessaire que bibliothèques universitaires et agences bibliographiques investissent dans des logiciels en phase avec leurs valeurs d’universalité et d’inclusion : ce n’est pas une question budgétaire, mais bien de volonté politique.

  1. ‘Resources – Library Freedom’ <https://libraryfreedom.org/resources/> [accessed 29 May 2025]. 2018 vendor privacy policy scorecard : https://drive.google.com/file/d/1HiPhLJyj_rsJs45bCb4TyeT_llPXr7Sc/view []
  2. ‘The Conquest of ProQuest and Knowledge Unlatched: How Recent Mergers Are Bad for Research and the Public’, Invest in Open Infrastructure, 16 December 2021. []
  3. Ibid. []
  4. ‘The Truth about Ariel University – Israeli Academics for Peace’ <http://israeli-academics-for-peace.org.il/en/the-truth-about-the-ariel-university/> [accessed 26 May 2025]. []
  5. On peut ainsi constater que le catalogue informatisé de la bibliothèque de l’université d’Ariel est l’outil Alma-Primo, solution logicielle d’Ex Libris : https://web.archive.org/web/20231013044132/https://ariel.primo.exlibrisgroup.com/discovery/search?vid=972ARIEL . []
  6. Res ES 10:24 p. 6-7, point 4 et 5. []
  7. Wind, Maya. Towers of Ivory and Steel: How Israeli Universities Deny Palestinian Freedom (Verso, 2024).p. 63. []
  8. “Salvage or Plunder? Israel’s ‘Collection’ of Private Palestinian Libraries in West Jerusalem.” Institute for Palestine Studies, https://www.palestine-studies.org/en/node/42473. Accessed 31 Mar. 2025. []
  9. https://www.nli.org.il/en/search?projectName=NLI#&q=lsr04,contains,AP []
  10. Preventing Book Theft · The Book Bandit: Rare Books, Libraries, and Theft · Creighton University Libraries: Archives & Special Collections. https://creightonarchives.omeka.net/exhibits/show/thebookbandit/explore-more/preventing-book-theft/book-theft-and-book-thieves. Accessed 12 Apr. 2025. []
  11. Wind, Maya. Ibid. []
  12. Ibid. p. 67. []
  13. “Ex Libris Group.” Wikipedia, 7 Dec. 2024, https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ex_Libris_Group&oldid=1261617116. []
  14. “Malha.” Wikipedia, 18 Feb. 2025, https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Malha&oldid=1276447469. []
  15. Wind, Maya. Ibid. p. 83. []
  16. Wind, Maya. Ibid. p. 65. []
  17. Wind, Maya. Ibid. p. 70. []
  18. “Jerusalem’s Hebrew University to Host Military Intelligence Program | The Jerusalem Post.” The Jerusalem Post | JPost.Com, 15 Apr. 2019, https://www.jpost.com/israel-news/jerusalems-hebrew-university-to-host-military-intelligence-program-586822. []
  19. ‘MELI Members – מאל”י’ [accessed 25 May 2025]. []
  20. “Ex Libris User Groups – Connect, Learn and Share Knowledge.” Ex Libris, https://exlibrisgroup.com/community/user-groups/. Accessed 25 May 2025. []
  21. Meli (Ex Libris Users Group – Israel) Annual Report 2024 : https://meli.org.il/wp-content/uploads/2024/10/Meli-annual-report-to-INUG-2024.pdf []
  22. ‘MELI Steering Committee Members – מאל”י’ [accessed 25 May 2025]. []
  23. Tendler, Idan. “From The Israeli Army Unit 8200 To Silicon Valley.” TechCrunch, 20 Mar. 2015, https://techcrunch.com/2015/03/20/from-the-8200-to-silicon-valley/. []
  24. Valache, Carmen. “Israel’s Unit 8200, a Conveyor Belt of High-Tech Startups.” Interesting Engineering, https://interestingengineering.com/innovation/israels-unit-8200-a-conveyor-belt-of-high-tech-startups. Accessed 2 June 2025. []
  25. « Who Is the CEO of Clarivate in 2026? Matti Shem Tov ’s Bio | Clay ». Consulté le 31 juillet 2026. https://www.clay.com/dossier/clarivate-ceo. []
  26. Pre-Military Mechinot | הרוח הישראלית. 4 février 2021. https://www.spiritofisrael.org.il/en/programs/pre-military-mechinot/. []
  27. THE ORG. « Bar Veinstein – President, Academia & Government at Clarivate ». Consulté le 20 mai 2025. https://theorg.com/org/clarivate/org-chart/bar-veinstein. []
  28. « SGBm ». abes.fr, s. d. Consulté le 18 juin 2026. https://abes.fr/systemes-gestion-bibliotheque/sgbm/. []
  29. CCFI. « Israël, nation startup : les chiffres clés de l’écosystème technologique en 2025 ». IsraelValley, 31 mars 2025. https://israelvalley.com/2025/03/31/israel-nation-startup-les-chiffres-cles-de-lecosysteme-technologique-en-2025/. []
  30. Abes. « Projet Orion : l’Abes choisit la suite Clarivate pour sa future galaxie de services ». FIL’ABES, 27 mai 2026. https://fil.abes.fr/2026/05/27/projet-orion-labes-choisit-la-suite-clarivate-pour-sa-future-galaxie-de-services/. []
  31. Zones in Alma | CARLI’, n.d. [accessed 9 July 2026]. []
  32. « RapidILL est intégré à Rapido et constitue la principale plateforme pour les emprunts et les prêts de ressources numériques, à savoir des numérisations de chapitres de livres et d’articles. » https://capture-knowledge-exlibrisgroup-com-90611502d.getsmartling.com/@api/deki/pages/98897/pdf/General.pdf []
  33. RapidILL :: Public Information’, n.d. [accessed 9 July 2026]. []
L'équipe de rédaction d'Academia
L'équipe de rédaction d'Academia

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
L'équipe de rédaction d'Academia (2 août 2026). #BoycottExLibris! Academia. Consulté le 10 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16ndh


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